Je ne sais pas par où commencer. Y a-t-il une manière d’en parler ? Ai-je envie d’en parler ? Non, je voudrais pouvoir le vomir. Mais je ne suis pas sûre d’en avoir encore la force. J’ai déjà assez peu de concentration pour écrire cet article, alors n’ayons pas de trop grandes attentes.

Cela fait une dizaine de jours qu’a commencé ma période d’examens. 10 jours de non-stop. On passe d’un sujet à l’autre, et on oublie. De manger, de dormir, de respirer. Un premier partiel : fait. Un second : fait. Et puis le gros dossier, un mini-mémoire qu’un de nos professeurs nous a gentiment donné à réaliser.

En binôme.

Comble du malheur ! Pas de contrôle total de la situation, et trop de contacts répétés avec un être humain dont la présence m’a été, pour le coup, vraiment désagréable. Et cette horrible impression d’être toute seule à me sentir concernée, à travailler, à porter le projet. Cela ajouté à des délais trop courts… le devoir a eu raison de moi et, malheureusement, de ma santé.

Je sais bien que l’effondrement émotionnel était prévisible. Mais j’ai quand même continué à travailler, encore et encore. À tenter de le supporter. Parce que mes études font partie des choses les plus importantes pour moi. J’adore faire des dossiers, faire des recherches. Mais pas dans ces conditions-là. Pas en dépendant de qui que ce soit, et surtout pas de quelqu’un comme lui.

Mes nerfs ne l’ont pas supporté, mon corps et mon esprit ont fini par me lâcher. Et comme à chaque grosse crise, je vais mettre plusieurs jours à me remonter. Sacrifice de ces jours de répit d’avant les fêtes, annuellement savourés pour leur vide total de stress, transformés en une prolongation nauséabonde de ces périodes de dépression.

Et toujours, l’échec qui guette. L’échec, angoisse.

Photo.

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