Update de vie #2 | Rebirth

Depuis combien de temps n’ai-je pas publié ? Trop longtemps, et je m’en excuse vraiment auprès de celles qui me suivaient encore l’été dernier. L’année 2016 a été très chargée pour moi, psychologiquement. Du coup, comme la dernière fois, j’aimerais vous faire le point sur ma vie avec vous.

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Bilan de mes résolutions pour 2016

Après avoir déménagé en avril pour m’installer dans un appartement un peu plus grand, puis réussi mon année universitaire, les circonstances ont fait que je n’ai finalement pas travaillé de tout l’été. À vrai dire, j’étais en pleine noyade dans une relation toxique, sale expérience qui s’est terminée par ma toute première rupture amicale. Malgré la nocivité de la situation, cette expérience m’a aidée à apprendre à dire « non ». À me faire passer – moi et mon bien-être – avant les autres, au lieu de les laisser empiéter sur mes besoins vitaux. Je ne pense pas que ce soit encore quelque chose de complètement acquis, mais je suis heureuse d’avoir avancé dans ce sens-là.

Même si une amitié s’est achevée, une autre est née – émergeant des quelques rencontres que j’ai pu faire cette année. Je suis très heureuse, satisfaite et fière d’avoir réussi à m’ouvrir davantage aux autres ; tout cela m’a demandé beaucoup de temps et d’énergie. Résultat : je n’ai ni avancé mon tri photographique, ni terminé mon premier roman. Pourtant, ce ne sont pas pour moi des échecs. Rien, cette année, n’a été un échec.

J’ai beaucoup grandi, et appris. À davantage respecter mon corps, et mes limites. À davantage respecter ma personne même. Comme je l’ai déjà dit, mon bien-être passe avant tout, et tout le monde. Cela implique aussi de me libérer de mes propres étouffements. Je ne dis pas que j’arrive à être totalement dans le lâcher-prise. Non, je n’en suis pas encore là, clairement. Mais j’avance, un pas après l’autre ; j’ai d’abord arrêté ce que j’appelais « les tableaux », dès le mois de janvier. Plus tard dans l’année, j’ai découvert que dans le monde du bullet journal, on appelle cela des « trackers » .. Soit. Ce système de notes, issu de mon besoin frénétique de contrôle sur ma personne (corps et quotidien compris) dû à l’absence de contrôle sur le très angoissant reste de ma vie, était devenu une contrainte, bête et vaine.

Mmh… Je ne sais pas trop comment aborder ma dernière résolution personnelle de 2016. Je l’avais nommée « Coucher avec un homme ». Il y aurait beaucoup de choses à dire dessus, mais je ne m’étalerai pas dessus dans cet présent article ; j’en parlerai probablement plus tard.. Pour l’instant, je me contente de vous dire que je l’ai tenue et que je n’en suis pas morte. Et aussi que c’était ma première fois.

Et le blog ? J’ai été peu active en 2016, mais j’ai tout de même posté le tout premier article de l’Art d’Aller Mieux. D’autres sont déjà en préparation pour cette nouvelle année. Comme je vous l’avais déjà dit, je tiens vraiment à ce petit projet.

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Mais 2016 a aussi été…

L’année où j’ai découvert les milieux militants féministes et LGBTQI+, et où j’ai définitivement intégré le fait que j’ai le droit d’être en colère. Le droit de refuser toutes les constructions absurdes et oppressantes qu’on m’a balancées à la figure depuis toujours. Le droit d’avoir une identité de genre qui n’est pas celle dans laquelle on aimerait me caser, ni les orientations amoureuse et sexuelle qu’on avait décidé que je devais avoir. Le droit de refuser la honte, et la culpabilisation des autres à mon encontre ; et ce, en toutes circonstances.

L’année où j’ai découvert la bienveillance.

L’année où je me suis engagée sur la voie de la réappropriation de ma sexualité. En termes de pratiques, de respect de mes propres limites. Où j’ai découvert l’Emifion et les œufs de Yoni – je prévois de bientôt vous faire un article dessus, promis. Où j’ai appris à mieux communiquer mes envies, mes refus (en particulier avec mes potentiels partenaires sexuels). Même si ce n’est pas encore la folie, je sais que j’ai le droit d’aimer ce que j’aime, et de ne pas supporter certaines choses qui me rappellent mon traumatisme. J’ai le droit de dire non.

L’année où la date du procès aux assises a été fixée. Cela fait plus de 2 ans que je vis dans l’attente. Je suis en stand-by, en sursis. Et j’ai l’étrange impression que ma vie ne va pas continuer après le mois de mars prochain. Comme si, depuis le début, je ne vivais plus que pour ça… Quelque part, c’est peut-être bien le cas.

L’année où j’ai décidé de valider mon diplôme en 2 ans. J’ai l’esprit trop pris par le judiciaire, et je suis en pleine remise en question de mon projet professionnel. Malgré le gouffre que je visualise après le procès, je réfléchis beaucoup à la manière dont je veux vivre ma vie plus tard, dans les années à venir. Et cet avenir que je construis selon mes aspirations, implique une réelle réflexion sur mes choix de formation.

L’année où, justement, j’ai commencé à sérieusement changer de mode de vie. Je consomme moins, et plus naturel, plus responsable.

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Mes projets pour 2017

2016 a été un grand pas en avant pour moi – un grand pas vers la positivité. J’espère bien continuer sur cette voie-là pour l’année qui commence, en me fixant quelques objectifs :

: Je ne sais pas si cela manifeste une peur de manquer ou un vieux réflexe de petite fille élevée par des enfants de la guerre, mais j’ai la sale habitude de faire des stocks, des stocks, des stocks pour tout : nourriture, cosmétiques, produits ménagers, livres. J’ai déjà commencé à vider mes placards, et j’ai la ferme intention de continuer. D’ailleurs, en septembre dernier, je me suis lancée dans un no buy challenge de romans pour un an, histoire de vider un peu ma pile à lire – juste pour vous donner une idée, le plus vieux livre de ma PAL y est depuis 15 ans…

: Ce challenge va de pair avec mon envie de davantage me confronter à la culture actuelle (et pas seulement avec l’art des siècles précédents). J’ai donc prévu de lire au moins 2 romans, 2 bandes-dessinées et 2 non-fictions (développement personnel, histoire, etc.) par mois, mais aussi est surtout de voir plus de séries, plus de films, plus d’expositions.

: En m’octroyant une année supplémentaire pour mon diplôme, j’aimerais aussi et surtout multiplier les stages en 2017. Au-delà d’un job d’été rémunéré, je commence à réellement avoir besoin de me faire de l’expérience, d’explorer différents secteurs. Je me laisse le temps de savoir ce que je veux faire. Le rêve serait quand même d’être ma propre patronne, d’être aussi libre de mes mouvements qu’une digital nomad.. Disons que ce sera l’année où je vais tester mes limites – et monter divers projets personnels potentiellement utiles pour mon avenir professionnel.

: Je vais me remettre à écrire, même si je ne finis pas mon roman. Finalement, je pense que ce n’était pas la bonne résolution, pas le bon objectif sur lequel me focaliser. L’écriture me manque beaucoup ; et l’important, c’est que je reprenne ces petits temps de plaisir pour moi. Même si je n’avance pas du tout sur mon roman. Même si j’écris autre chose – des nouvelles, des poèmes.. Je pense peut-être même me tourner vers les appels à textes qui sortent çà et là..

: Je vais réfléchir plus sérieusement à ce que je vais et veux faire de mes photos. À vrai dire, j’aimerais développer de réels projets photographiques, bien délimités dan leur conception. Et pas seulement des clichés pris au fil du hasard de la vie, comme j’ai pu le faire jusqu’à aujourd’hui. Je vais donc repenser à mes anciens clichés, et si j’ai le temps, me lancer dans un nouvelle voie photographique.

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J’ai plein de choses en tête, plein de pistes à parcourir. Et vous, votre année 2016 ? Vos projets pour 2017 ?
Et puis, il paraît aussi qu’on peut souhaiter la bonne année jusqu’au dernier jour de janvier.. Alors permettez-moi de vous souhaiter à tou(te)s une très belle année 2017.

June.W

Photo.

 

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