Jour 52 | Rencontre imprévue, réorganisation et grand ménage

Me voilà à la moitié de mon défi des 100 jours. Déjà. Et pourtant, il s’en est passé des choses depuis la dernière fois, en à peine plus de 20 jours. Laissez-moi vous raconter tout cela..

Mais d’abord, un petit rappel de mes objectifs :

  • avancer mon roman
  • travailler sur mon mémoire
  • faire vivre le blog
  • corriger des fictions
  • lire davantage
Ouvre ton bouquin !

On va donc commencer par ce livre dans lequel je patauge depuis plus d’un mois maintenant. Je pense sincèrement ne pas être encore rendue au quart de cette lecture. Pourtant, ce roman traite d’un sujet qui me passionne, adopte un point de vue envers lequel je suis particulièrement critique. Malgré cela, je ne parviens pas avancer. Pourquoi ? Parce que je culpabilise. « Lecture de roman » rime pour moi avec « détente », « loisir » et – tristement – « glandage ». Oui, voilà, mon problème : je culpabilise de lire mon roman parce que cela reste, finalement, du temps que je ne consacre pas à des projets plus importants, plus urgents – à savoir, mon mémoire.

Et j’expérimente exactement le même chose avec la méditation ou le sport, que je voulais pratiquer tous les jours. Et auxquels je ne m’adonne finalement pas du tout, parce que j’ai l’impression de perdre du temps.

.

Cette furieuse envie de retourner en cours

Par contre, ce travail universitaire qui m’a tant angoissée pendant une année entière, ce gros projet qui me tient tant à cœur, celui-là, je l’ai bien avancé. Vraiment. Je m’y suis consacrée presque exclusivement pendant 2 bonnes semaines. J’ai lu, appris, eu plein de nouvelles idées. Et j’ai bien assez de quoi travailler d’ici la rentrée. J’espère pouvoir rendre un projet de recherche à mes directeurs de mémoire en septembre. Pour tout vous dire, je suis même arrivée à une sorte d’ébauche de plan. J’ai parfaitement conscience qu’il est bien loin d’être définitif, mais cela me rassure aussi beaucoup d’avoir pu classer les différentes idées qui bouillonnaient il y a encore peu dans mon esprit, comme une espèce de magma informe. Et plus je lis sur mon sujet, plus je modifie et enrichis ce plan 😉

Cet élan m’a aussi beaucoup remotivée quant à mes études. Ces derniers mois, j’avais même plusieurs fois pensé à les arrêter définitivement. Ce n’est plus du tout le cas. Comme je « redouble », je connais déjà le contenu des cours et je peux m’appuyer sur des pages et des pages de notes que j’ai prises l’année dernière. Bref, je suis parée pour être la plus productive possible dès le début de l’année. Surtout que celle-ci commence avec le procès aux assises – auquel je n’arrive toujours pas à me voir, mais ça, c’est un autre problème.

.

On corrige, on corrige…

Aaahh un autre projet qui m’inspire et arrive à me redonner des soupçons d’envie. À l’heure où j’écris cet article, j’ai fini les 4 premiers chapitres de la fiction que je corrige. Et ça m’a rendue nostalgique de mon tout premier projet de roman. Celui que j’avais commencé au lycée et que je n’ai jamais terminé – ou du moins, pas pour l’instant. Je ne sais pas comment les choses vont évoluer sur ce projet-là, mais je sais que je vais reprendre l’écriture de mon roman « principal » bien plus tôt que je ne le pensais…

.

Latence d’écriture

Parce que bon, qu’on se le dise, je n’ai toujours pas écrit une seule ligne de ce projet littéraire depuis le début de mon défi – et puis, j’ai aussi eu des idées pour une toute nouvelle histoire. Mais j’ai régulièrement des montées d’inspiration. J’ai donc décidé de prendre mon temps pour l’instant, pour structurer le récit, lui donner forme.

Et je vais peut-être me répéter, mais j’ai réellement retrouvé l’envie de travailler sur mon roman. Il y a quelques semaines, je ne ressentais plus qu’un devoir profond envers mes personnages. Je me devais de raconter leur histoire, parce qu’elle était très importante. Aujourd’hui, l’envie pointe le bout de son nez. À moi de l’entretenir. J’ai les autres pour me motiver – la réalisation plus ou moins lente de leurs propres projets de roman, les défis d’écriture, les vidéos Youtube, bref. Je me sens remise sur les rails, il ne me reste plus qu’à avancer, à poser sur le papier cette histoire qui existe déjà dans une sorte d’univers parallèle.

Et que dire du blog ? Que dire du Camp Nanowrimo ? Gros fail ? Oui, clairement. J’ai encore une fois eu les yeux plus gros que le ventre. J’ai beaucoup planifié avant de savoir si j’étais réellement capable de tout faire. Je me suis occupée de certaines choses et ce, forcément au détriment d’autres. Mais ce n’est finalement pas un réel échec pour moi, j’ai avancé.. mais ailleurs.
.

Petit  bilan personnel 

Je pense que, comme à chaque fois avec ce défi des 100 jours, beaucoup de choses se sont passées en peu de temps. Par exemple, une chose qui m’a fait beaucoup de bien : découvrir et apprendre à connaître le cousin d’un certain fuckboy – j’ai eu l’agréable surprise de voir que c’est quelqu’un de correct, de sain et, qu’on se le dise, ça fait du bien. Il m’a quasiment accompagnée via Snapchat, tous les jours pendant ces dernières semaines, mais je pense que nos liens ne resterons que virtuels. Je suis tout de même contente d’avoir eu cette petite fenêtre ouverte sur autre chose, sur quelqu’un d’autre pendant ce petit moment.

Ceci n’est encore rien, comparé à l’expérience que j’ai vécue en une seule nuit. Une nuit au cours de laquelle j’ai fait un travail que je n’avais pas réussi à faire en un an et demi. Quelque part entre le 5 et le 6 juillet, j’ai rêvé de mon père. Et je sais, j’ai senti que ce n’était pas qu’un simple et banal rêve. Tout était très différent et surtout, il m’a permis de guérir de profondes blessures, de prendre doucement conscience de choix que j’ai faits il y a longtemps. Je ne dirais pas que j’ai fait le deuil de mon père en une seule nuit, ni que je ne pleurerai plus jamais en pensant à lui, ce serait aller bien vite. Mais il est venu me consoler un soir où j’allais très mal. Mal au point où j’aurais dû appeler un numéro vert. Je ne l’ai pas fait, je me suis couchée en me disant que je ferais ce qu’il fallait le lendemain – j’étais épuisée – et il est venu me voir, me rassurer. Le lendemain matin, je n’ai pas fait ce que j’avais prévu de faire. Je me suis réveillée apaisée et prête à continuer.

Par la suite, j’ai réussi à trouver une ou deux fois cette délicieuse sensation du matin, celle où l’on est plein•e de gratitude. D’exister et d’avoir une nouvelle journée à vivre devant soi. C’est un sentiment particulièrement rare chez moi, et qui m’est donc très précieux. Cela ne m’est venu qu’après avoir réalisé de choses, concrètement. Après avoir fait. Un projet à la fois, une tâche après l’autre. À vrai dire, je me suis entièrement réorganisée, j’ai passé beaucoup de temps à ranger et à nettoyer mon environnement, et surtout mon bureau. Ça m’aide à y voir plus clair, à avoir envie. Cela apporte une dose d’autosatisfaction qui n’est pas négligeable. J’avance pas à pas, et c’est plus qu’agréable. C’était nécessaire.

.

Et vous, les nouvelles, depuis la dernière fois ? 🙂

June.W

 

Photo.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Laisser un commentaire