J’ai écrit ce texte il y a six jours. Ça m’a fait tellement de bien de le poser sur le papier, que je ne pouvais l’y laisser, au fin fond d’un carnet. Et pourtant, il reste étrange d’inaugurer la catégorie « Carnet de recherche » avec un tel point de vue ; d’autant plus en regard du prochain article que j’avais prévu pour cette semaine – celui à la place duquel j’insère celui que vous êtes en train de lire.

Ce titre raconte la triste situation dans laquelle je me trouve aujourd’hui, ce soir. Un questionnement qui me parasite et me perturbe, alors même que je devrais simplement me concentrer et me consacrer exclusivement à la dernière ligne droite de mon master : la rédaction de mon mémoire.

Bloquée mais pas que. En pleine noyade, plus exactement. Je vais mieux que la semaine dernière, mieux que la semaine d’avant encore. Mais ce n’est pas assez. Pas assez pour réussir à rédiger, à produire de la qualité sans faire la moindre crise de panique à un moment ou à un autre. Sans me vider de mon énergie et de ma concentration à la seule ouverture de mon fichier Word.

C’est la raison pour laquelle je voulais arrêter ces études, qui ne m’apportaient plus rien de bon. Mais cela signifierait aussi l’absence de diplôme alors que je viens de passer deux années de ma vie à travailler pour cela. Et comme tout mon entourage me le rappelle : ce serait dommage. D’autant plus que, bornée comme je le suis, je sais pertinemment que je terminerai tout de même ce mémoire, soutenance ou pas. Inscrite à la fac ou pas.

Voilà pourquoi la balance penche sérieusement du côté de la continuation du master, même si un second redoublement est nécessaire. Chose dont je n’ai pas spécialement envie, voyez-vous.

Arrêter mes études ou pas : je n’ai toujours pas de réponse à cette question. Surtout lorsque je vois Albane aussi heureuse alors qu’elle a lâché son master juste avant la fin ; quand de l’autre côté, j’entends parler de cette étudiante qui a réussi son concours après la cinquième ou sixième tentative. La persévérance ou l’épanouissement ? Et l’épanouissement après la persévérance ?

Je ne sais qu’en penser. Je ne sais si mon estime de moi-même supporterait un abandon, un échec. Mais que vaut un mémoire écrit en trois ans ?

Je ne vous cache pas que j’ai récemment atteint un point de non-retour qui m’a mené à mettre en place de vrais changements. Il me faut aller chercher et arracher le mal à la racine, et le problème, ce n’est pas le mémoire. Vous et moi le connaissons et on ne va pas se mentir, ça pique. Ça pique de me rendre régulièrement compte de l’impact incessant que cela a toujours sur ma vie – dans tous les domaines de ma vie, y compris les plus éloignés.

« Aide-toi toi-même et le ciel t’aidera. »

Je dois prendre les choses en main, avant de couler définitivement. Je dois prendre soin de moi, sur le plan physique, sur le plan psychologique, sur le plan de l’écriture.

Je me suis dit que si je n’arrive pas à rédiger mon mémoire, je dois au moins réussir à écrire autre chose. Et en effet, la seule forme d’écriture qui me fait du bien en ce moment, c’est celle qui ne m’est pas obligatoire, pas imposée par un quelconque programme universitaire. Je me suis récemment remise à tenir un journal personnel, à récrire des articles pour ce blog. Ce qui me fait espérer une facilitation de mon écriture universitaire.

Je verrai ce que l’aide psychologique que je cherche m’en dira. Je verrai ce que ma directrice de mémoire en pensera – même si, on est d’accord, je vais m’abstenir de lui raconter en détails le trauma et de mes « états dépressifs ».

Et vous ? Avez-vous déjà arrêté vos études ? Pour quelles raisons ? Les avez-vous reprises par la suite ?

Merci à celleux qui partageront leurs pensées en commentaires ; vos retours d’expérience me sont très précieux.

Photos.

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