Le début de l’année universitaire étant déjà bien consommé, je crée aujourd’hui un nouveau rendez-vous mensuel auquel je songe depuis un petit moment. À la manière des auteur.trice.s qui tiennent des journaux d’écriture pour suivre l’avancée de leur roman, je dédie cette catégorie « Carnet de recherche » au suivi de la rédaction de mon mémoire. Cela fait plus de deux ans que je l’ai commencé et je compte bien le terminer cette année. J’espère que faire des bilans personnels réguliers m’aidera à garder l’esprit clair vis-à-vis de mes recherches, et pourra donner un aperçu différent de ce qu’est la rédaction d’un travail universitaire, à des étudiant.e.s de licence ou de master.


Recadrer le sujet, redéfinir le plan

En ce début d’année, j’ai pris la décision de réajuster mon sujet ainsi que ma problématique. J’avais voulu y faire rentrer trop de choses, trop d’éléments. Cela revenait presque à traiter deux sujets différents en même temps ; ce qui rendait le tout complètement bancal. J’ai recadré, resserré – en pensant renoncer à une partie de mon développement initial.

C’est en reprenant le déroulé de ma réflexion que je me suis rendu compte que toutes les parties de mon ancien plan allaient quand même être nécessaires au nouveau, et que je n’avais sensiblement pas réduit ma charge de travail. J’ai simplement fluidifié l’enchaînement de mon propos, et je l’ai retourné afin que mon plan actuel adopte une structure plus usuelle dans ma discipline.

Il reste encore flottant à certains endroits, des éléments sont encore à préciser. Mais c’est pour moi déjà une première étape.

Préparer les recherches en bibliothèques

J’ai ensuite remis à plat l’intégralité de ma bibliographie, selon les bonnes normes de présentation. Et surtout, j’ai bien précisé, à chaque fois, la localisation de l’ouvrage, ainsi que sa cote dans le cas de documents consultables directement à Lyon. Le but de ce travail très fastidieux est d’être le plus efficace possible lorsque je vais faire des recherches en bibliothèque, en ayant donc un seul document papier auquel me référer. Très honnêtement, avec une quantité de références bibliographiques équivalant à une vingtaine de pages tapuscrites, il m’aurait été tout à fait impossible de m’y retrouver au milieu des post-its et des petites notes rajoutées par-ci par-là.


Découvrir un nouvel élément de corpus

C’est en faisant ce travail de recherche d’ouvrages et d’articles scientifiques sur des catalogues et des bases de données en ligne, que j’ai découvert un article très intéressant pour moi – sur JSTOR, pour celle.eux qui connaissent ces outils-là. Il est sensiblement problématique pour moi de ne pas l’avoir trouvé plus tôt, car il traite d’un élément s’intégrant directement à mon corpus principal de recherche et dont j’ignorais totalement l’existence. L’article ne fait que 4 pages mais reste primordial pour moi, alors qu’aucun.e chercheur.euse ne l’a cité ailleurs, dans ses propres recherches autour du même sujet.

Voici donc mon corpus enrichi d’un nouvel élément !


À faire le mois prochain

Il me reste encore beaucoup de choses auxquelles m’atteler d’ici début décembre. En voici une liste bien flippante :

  • Continuer les recherches en bibliothèque (et si possible, lire la moitié de ma bibliographie)
  • Acheter quelques ouvrages scientifiques présents dans ma bibliographie, histoire de les avoir directement sous la main depuis la bibliothèque de mon salon
  • Fixer plus clairement mon plan, et l’envoyer à ma directrice de recherche
  • Faire des fiches de corpus pour en avoir une vue d’ensemble plus claire – j’ai une quarantaine d’objets d’étude principaux, et j’ai parfois tendance à en oublier certains dans ma réflexion.
  • Organiser des voyages d’étude : un à Paris, et un à Londres (de préférence, avant que le Brexit ne soit définitivement acté – sinon, ça va être encore plus compliqué :/)

Voilà, c’est tout pour le travail que j’ai effectué depuis que je me suis remise à travailler sur mon mémoire. Je trouve que c’est assez peu, mais je n’ai pas passé l’intégralité des mois de septembre et octobre penchée dessus. D’autres choses m’ont pas mal occupée ces derniers temps, et je vous en reparle dans un prochain article 😉

Prenez bien soin de vous

Photos.

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