J’ai rouvert un livre. Non pas pour étudier, faire des recherches ou m’instruire. Depuis quelques semaines, je me suis remise à la lecture récréative, celle qui consiste à lire des romans, des œuvres de fiction, des histoires qui font voyager et rêver.

J’ai rouvert un livre, il y a peu. Sur une boulimie de vidéos de Booktube, sur une envie et un besoin de renouer avec cette ancienne habitude. Ce vieux bonheur d’enfant, ce naturel élan vers la déconnexion d’avec la vraie vie et d’avec la dureté du monde réel. S’échapper, un moment à s’offrir.

La lecture comme moteur

De manière assez surprenante, la lecture n’est pas redevenue le loisir qu’elle était pour moi il y a encore quelques années. Je l’avais pourtant initialement envisagée comme une récompense possible après une bonne journée de travail, puis je me suis rapidement rendu compte que l’envie de lire me venait en début d’après-midi. C’est-à-dire avant le moindre effort intellectuel.

J’en ai rapidement observé les bienfaits. J’ai vu mon cerveau se remettre à fonctionner correctement. Presque comme avant. Lire, c’est faire travailler sa mémoire. Lire, c’est réapprendre à se concentrer pour pouvoir enfiler les mots les uns après les autres sans lâcher le fil de la pensée. Voilà une compétence que j’avais perdue au cours de ces derniers mois, la dépression n’aidant pas.

Malgré cette bulle dans lequel il plonge, un roman ne m’empêche jamais de me remettre au travail, bien au contraire. Je me sens intérieurement apaisée, comme sortant d’un certain état méditatif ; et après une petite séance de lecture, j’ai l’envie sincère et profonde de m’atteler à chacune des tâches qui m’attendent.

Les vertus de la lecture, ce sont aussi les vertus du silence.

Lorsque je lis, en milieu de journée, je ne coupe pas intégralement les fonds sonores qui raisonnent à longueur de journée dans mon appartement – que ce soit de la musique ou des vidéos Youtube que j’ai souvent du mal à éteindre. En effet, nous sommes en automne, bientôt en hiver, et je remplace tout cela par une vidéo d’un bon petit feu de cheminée. Le crépitement des flammes, la lumière orangée qui contraste avec le ciel gris et froid de l’hiver, de l’autre côté de la baie vitrée. L’odeur d’une bougie parfumée à la cannelle et à l’orange.

Le flux de paroles incessantes s’éteint et, étonnamment, ça fait beaucoup, beaucoup de bien.

Bref, quand je lis, je me construis un cadre agréable, qui donne l’envie. L’envie de faire, de vivre, de réaliser, de créer. L’envie d’agir, sans angoisse ni blocage qui gronde au fond de mes entrailles ou de mon cerveau.

J’ai peu de choses à vous dire à la fin de cet article… Je vous encourage dans tous les cas à ouvrir des livres et je vous souhaite de très bonnes lectures !

NB : Toutes les photos m’appartiennent et je n’en autorise aucune utilisation par autrui.

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