De l’enfer de travailler en binôme

Je ne sais pas par où commencer. Y a-t-il une manière d’en parler ? Ai-je envie d’en parler ? Non, je voudrais pouvoir le vomir. Mais je ne suis pas sûre d’en avoir encore la force. J’ai déjà assez peu de concentration pour écrire cet article, alors n’ayons pas de trop grandes attentes. Cela fait une dizaine de jours qu’a commencé ma période d’examens. 10 jours de non-stop. On passe d’un sujet à l’autre, et on oublie. De manger, de dormir, de respirer. Un premier

Encore un avis de passage…

Comme tous les lundis, je suis allée en cours. J’ai suivi comme j’ai pu. J’ai la tête ailleurs en ce moment, dans le partiel de demain matin. Puis je suis rentrée et, assez machinalement, j’ai jeté un rapide coup d’œil dans ma boîte aux lettres. Ça fait quelques semaines qu’elle ne me fait plus aussi peur. Tout ce qu’on peut y trouver, ce sont des publicités ou des factures. Rien de bien méchant, rien qui ne sorte de l’ordinaire. Mais aujourd’hui, caché sous un fascicule

Alessandra a 1 an.

Déjà. Un an. Je ne sais pas vraiment comment vous la présenter. Elle est moi, mais en version évoluée. Comme un Pokémon, en quelque sorte. C’est moi sans peur, avec le courage et la foi. Avec beaucoup de rage, aussi et surtout. Elle est la colère souterraine. Elle est née il y a un an, jour pour jour. Avec l’étrange coïncidence d’éclore à la date même de la journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes. Ce n’était pas prévu, mais cela m’apparaît finalement

Aujourd’hui, j’ai 21 ans.

« La majorité internationale ». Je ne l’ai pas vue arriver. Trop vite. Sans la moindre envie. À vrai dire, je l’avais presque oubliée. Comme si le temps ne s’écoulait plus vraiment. D’ailleurs, j’ai beaucoup de mal depuis ça, à me souvenir spontanément de mon âge. J’ai l’impression de ne plus vraiment en avoir. Aujourd’hui, je ne fêterai pas ce temps qui passe. Insaisissable, et invisible. Aujourd’hui sera une journée lambda. J’irai à la bibliothèque, en amphi ; je travaillerai sur mon mini-mémoire, je reprendrai mes cours. Je ne

Petites pensées, pour chacun d’entre eux

Mes yeux me piquent. J’ai la nausée, froid et les épaules voûtées. Ce soir, j’aimerais pouvoir aller me coucher et dormir le plus paisiblement possible. Ce soir, j’aimerais ne pas m’inquiéter pour elles, les victimes. Ni pour leurs proches. Mais il est déjà 2h du matin, et je n’arrive pas à me résoudre à lâcher mon écran. Et les infos en boucle. Je sais que ça ne sert à rien, mais l’impuissance me frustre. Les évènements et tout ce qu’ils impliquent m’attristent. Et la colère

Silence radio.

Pas de nouvelles. Depuis longtemps. Enfin, depuis un mois et demi. Mais j’ai l’impression que ça fait des années. Je l’ai lu le 21 septembre, ce dernier courrier. C’était le « réquisitoire définitif de renvoi devant la cour d’assises ». Un nom long, pompeux, qui marque la fin de l’instruction et de l’arrivée régulière de recommandés dans ma boîte aux lettres – et aussi de cette paranoïa de la dite boîte aux lettres que je vérifiais au moins 3 fois par jour, même la nuit. En gros,

Je n’ai plus le temps d’écrire…

… et ça me manque. Ça fait longtemps que j’écris – des histoires, s’entend. Depuis le CP, à vrai dire. J’étais toujours en avance sur mes camarades, et par conséquent, je m’ennuyais. Mortellement. Alors j’écrivais des petites histoires. Mon instituteur corrigeait mes fautes, je recopiais tout au propre, et je faisais un dessin pour aller avec. J’ai continué d’écrire, plus ou moins ponctuellement en fonction des périodes. Dès le collège, j’ai eu des idées de sagas romanesques, mais je n’ai jamais dépassé l’étape du premier chapitre.

Devenir blogueuse

Aujourd’hui, je ne deviens pas réellement blogueuse.  Non, des blogs, j’en ai déjà. J’ai ouvert le tout premier, il y a un bon moment déjà. En janvier 2009. Depuis j’ai eu une certaine tendance à les multiplier, par réelles envie et motivation. Avant de subir les aléas de mes humeurs. Et de ma flemmardise aussi, je dois l’admettre. Mais j’ai récemment vécu divers changements psychologiques, des tremblements de terre dans ma vie. Je n’irai pas dans les détails dans ce premier article, mais dans tous les cas,